Ville de Carpentras

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Découvrez comment la solution bibliotheca a participé à la transformation de la bibliothèque musée de l’Inguimbertine

L’Inguimbertine en chiffres : 250 000 volumes, dont 100 000 anciens, 3 000 manuscrits, 4 000 périodiques, 1 000 tableaux, 300 sculptures, 1 500 objets d’art et d’autres œuvres.

Souhaitant renouveler son offre culturelle, la Ville de Carpentras a décidé de transférer l’Inguimbertine afin qu’elle puisse s’amplifier en profitant de l’aura historique et des espaces de l’hôtel-Dieu.

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Propriété papale indépendante du royaume de France, Carpentras était, au début du XIVè siècle, administrée par un recteur italien. La présence des papes a d’ailleurs fait de la cité une capitale intellectuelle et artistique. Cette identité d’enclave papale a fortement marqué l’histoire de la ville et de ses environs. La présence des juifs y a aussi laissé une empreinte indélébile. Installés près de Carpentras dès le Moyen Age, et expulsés du royaume de France en 1394, ils ont trouvé refuge auprès des papes. Voilà pourquoi Carpentras possède la plus ancienne synagogue de France.

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Conserver les fondamentaux
La ville possède également la seule bibliothèque-musée du pays : l’Inguimbertine. Du nom de son géniteur, Monseigneur d’Inguimbert, dont la fortune a permis, au milieu du 18ème siècle, de construire un hôpital pour les pauvres (l’hôtel-Dieu), aujourd’hui monument classé, et cette bibliothèque. Il s’agissait alors de la première bibliothèque publique de ce côté des Alpes, ouverte à tous. Pendant la Révolution, Carpentras a été rattaché à la France et la culture a connu ses heures sombres. Partout en France, des livres ont été détruits et brûlés, et de nombreux fonds ont ainsi été perdus. En transférant les collections issues de l’aristocratie, les révolutionnaires ont alors scindé la culture en deux parties, avec les bibliothèques d’un côté et les musées de l’autre. Cette séparation ne s’est pas produite à Carpentras qui n’a rejoint la France qu’en 1791. « Nous avons alors voulu conserver ces fondamentaux et préserver l’unité de ces deux pans culturels » explique Jean-Philippe Marin, chef de projet RFID.

Une renommée internationale
La bibliothèque est classée en raison de son fonds et fait d’ailleurs partie des lieux d’exception en France en raison de sa collection de livres anciens. « Nous avons un très fort côté patrimonial », ajoute M. Marin. Et ce, grâce, entre autres, à de nombreux legs. Nous possédons par exemple un important fonds Judaïca. Tout simplement parce que les juifs persécutés ont trouvé refuge en territoire papal ». Voilà sans doute aussi pourquoi, l’Inguimbertine possède une immense renommée internationale auprès des chercheurs.

Changement de dimension
Il y a quelques années, l’idée de rassembler l’hôtel-Dieu et sa bibliothèque-musée au sein d’un même espace, a, en effet, germé dans la tête des élus. La première tranche de ce grand projet de rénovation vient tout juste d’être livrée. « Nous avons ouvert l’an dernier la partie bibliothèque qui s’étend sur 1 800m2, explique Jean-Philippe Marin. C’est 15 fois plus que ce que nous avions auparavant ». Pour faire face à ce changement de dimension, le site a recruté. 40 agents et 10 vacataires ont été embauchés. La partie bibliothèque publique s’est ainsi insérée dans un monument historique aux contraintes particulières en termes d’aménagement. « Dans la salle multimédia par exemple, nous avons installé un globe terrestre extrêmement rare, indique le chef de projet RFID. Nous voulions offrir de la modernité, tout en nous inscrivant dans les traces du passé. C’est d’ailleurs exactement ce que voulait Monseigneur d’Inguimbert. Nous avons essayé de ne pas trahir cette volonté historique ».

Les agents ne sont pas des caissiers de supermarché
Á l’ouverture, la bibliothèque a même fait l’acquisition du robot Pepper qui sert d’agent d’accueil et d’orientation auprès des visiteurs. « Nous voulions également autonomiser le plus possible la gestion des prêts et des retours, poursuit M. Marin. Pour cela, nous avons implanté à différents endroits des automates et des étagères intelligentes Bibliotheca ». Les abonnés n’ont qu’à poser leur livre sur l’étagère pour qu’il soit identifié et enregistré par le SIGB comme « restitué ». Ces étagères intelligentes sont équipées d’antennes RFID et dès la détection des puces intégrés aux ouvrages, un témoin lumineux signale à l’usager sur un écran déporté que la restitution est validée. C’est d’une simplicité enfantine. « Nous ne voulions pas voir se former de files d’attente pour les retours de prêts, souligne Jean-Philippe Marin. Les agents ne sont pas des caissiers de supermarché ». Quand la carte de

bibliothèque devient une carte « ville »
Bibliotheca a également équipé le site en automates, en puces RFID, en portiques RFID et en cartes RFID pour les lecteurs. La prochaine étape : ajouter d’autres services à cette carte d’abonné et intégrer par exemple les transports urbains, la cantine scolaire, etc. La carte de bibliothèque a vocation à devenir une carte ville. La sécurité étant au cœur de ce projet, d’autres équipements de contrôle et de préservation ont été installés. Le globe terrestre, par exemple, a été placé dans une vitrine sous atmosphère contrôlée fournie par le PME italienne Goppion (qui équipe Le Louvre). « Nous bénéficions également d’un dispositif de vidéosurveillance et plusieurs agents de sécurité veillent au grain » signale
l’informaticien.
carpentras france library gallery wall paintings

Contraintes architecturales et historiques
Précisons que la grande majorité du fonds de cette bibliothèque publique est constituée d’ouvrages neufs qu’il a fallu équiper des fameuses puces RFID Bibliotheca. Et avec près de 65 000 ouvrages référencés, l’opération a pris énormément de temps. Tout comme le déménagement en lui-même. « Nous avons par ailleurs lancé un autre appel d’offres pour les portiques antivol, reprend M. Marin. Comme le site est classé monument historique, nous ne pouvions pas faire n’importe quoi et il était impossible de réinstaller les systèmes de sécurité déjà présents. Il nous fallait un système capable d’être efficace avec 1m60 d’espacement entre deux portiques ». Bibliotheca était finalement le seul fournisseur capable de répondre à cette exigence, et ce, grâce au design de leur antenne RFID. Le fournisseur offrait également la possibilité de personnaliser les automates, aussi bien en termes de coloris que d’interface pour qu’ils puissent se fondre le plus discrètement possible dans le décor.

« Nous souhaitions également disposer d’un système scalable offrant la possibilité d’activer ou non certaines fonctionnalités, comme par exemple passer d’un automate de prêt simple à un automate de prêt/retour, ou inversement, poursuit M. Marin. Nous avons donc réparti les automates dans l’espace pour que tout le monde puisse effectuer ses opérations simplement et partout ».

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Des abonnés en forte hausse
Ouverte depuis novembre 2017, cette bibliothèque nouvelle génération a déjà enregistré plus de 120 000 visiteurs et a surtout vu son parc d’abonnés passer de 1 500 (avant les travaux) à près de 10 000 aujourd’hui. Près de 9000 personnes ont même assisté à l’inauguration. Quant à la tranche 1B (qui comprend la salle d’exposition, le hall d’accueil mixte, etc.), elle devrait être livrée cet automne. Pour la tranche « musée », il faudra patienter jusqu’en 2020.

En quoi l’Inguimbertine est-elle unique en France ?
L’Inguimbertine a la particularité d’être la seule bibliothèque-musée de France. Contrairement à ce qui se passe partout ailleurs, où bibliothèques et musées sont dissociés, à Carpentras, ces collections sont regroupées dans un seul lieu, un monument historique, l’hôtel-Dieu, l’ancien hôpital de Carpentras, également créé par Monseigneur d’Inguimbert au XVIIIème siècle. Aujourd’hui 53000 ouvrages et des centaines d’œuvres d’art se côtoient, depuis le transfert de la bibliothèque à

l’Hôtel Dieu en Novembre 2017.
Parlez-nous de votre relation avec bibliotheca Bibliotheca est devenue le prestataire de la Ville de Carpentras et nous avoir accompagné sur ce primo-équipement, Dans le cadre d’une seconde procédure Bibliotheca a été retenue une nouvelle fois, pour le déploiement d’équipements RFID incluant les portiques antivol, les automates libre-service, et les équipements des agents de lecture publique.

Pourquoi avoir choisi la technologie RFID ?
Le passage à la RFID permettait tout à la fois d’autonomiser le lecteur dans ses démarches d’emprunt ou de restitution, mais aussi de simplifier les tâches de gestion des collections. Cette nouvelle technologie s’accorde avec notre vision d’une bibliothèque moderne, car elle favorise le partage culturel en simplifiant la démarche du lecteur.

Comment s’est passé le déploiement de cette technologie ?
Nous avons fait le choix de répartir les automates afin de fluidifier les flux de circulation au sein du bâtiment. Cela nous a conduit à réfléchir aux différents designs de ces automates et leur nécessaire adaptation au projet architectural. Le déploiement d’es étagères intelligentes smartShelf™ en est un exemple. En parlant des smartShelf™, quel emplacement avez-vous choisi pour leur implantation ? Nous avons situé ces étagères intelligentes de retour, à proximité des entrées de la bibliothèque. Leur emplacement a été aussi décidé en fonction des contraintes d’aménagement muséal (présence de vitrines d’exposition), de sécurité (gestion des flux de personnes), et la localisation des autres automates.

carpentras france library smartShelf self-service returns

Aviez-vous pensé à une autre solution pour les retours ?
A l’origine, nous avions étudié la mise en place d’une boîte retour avec trieur, mais le bâtiment étant un monument historique classé, aucun espace ne permettait d’accueillir un tel dispositif.

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Les usagers ont-ils adopté cette solution pour les retours ?
Les usagers se sont vite adaptés à ces étagères et trouvent la restitution simplifiée. Tous les retours s’effectuent via les smartShelfs à l’exception des ouvrages de très grande taille.

Quelle est votre impression globale sur l’automatisation des transactions ?
Aujourd’hui la quasi intégralité des emprunts et des restitutions des ouvrages passe par les automates. L’affluence exceptionnelle que nous avons connue depuis l’ouverture en novembre, n’aurait pas pu être absorbée sans le déploiement de ces nouveaux outils. La mise en place de la RFID a autonomisé les lecteurs dans leur démarche d’emprunt et de restitution, ce qui libère du temps aux agents de lecture publique sur de la médiation.

Qu’en pensent les usagers ?
Voici un commentaire d’un de nos usagers sur la page Facebook de l’Inguimbertine :  » La bibliothèque est absolument magnifique, les moyens pour emprunter et ramener des ouvrages de façon autonome sont très pratiques et efficaces et le personnel accueillant et adorable. « 
carpentras france library patrons circulation desk

Et vos plans pour le futur ?
Deux autres tranches de travaux viendront compléter la livraison de la bibliothèque. Une deuxième entrée pour les groupes verra le jour prochainement, et toujours davantage de services numériques, notamment la mise à disposition de tablettes numériques. Devant l’affluence rencontrée, nous avons le projet par exemple, de mieux informer nos visiteurs, sur la fréquentation en temps réel de la bibliothèque-musée, en mettant en place une application mobile couplée à nos portiques de détection.

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Photographies © Ville de Carpentras

Vous voulez en savoir plus sur les solutions bibliotheca mentionnées dans cette étude de cas ? Contactez-nous !

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